Le Gouvernement marocain donnera des ressources financières aux Universités afin de stimuler les réformes de l'enseignement supérieur, dans le cadre d'un plan d'urgence considérable sur l'éducation portant sur les années 2009-2012.
17 conventions ont été signées entre le gouvernement et les universités sous la présidence du Roi Mohammed VI pour la promotion des études universitaires, mardi 6 octobre. Dotés d'une enveloppe budgétaire de près de 12,6 milliards de DH, les contrats visent la mise à niveau et l'extension des infrastructures, l'augmentation de la capacité d'accueil des universités, le renouvellement des équipements et l'amélioration de l'offre de l'enseignement supérieur et la promotion de la recherche scientifique.
"Ces contrats engagent les universités à prendre les dispositions nécessaires en vue d'améliorer le rendement, promouvoir la qualité de l'enseignement et développer la recherche scientifique en vue de permettre à l'Université marocaine d'occuper la place qui lui échoit à l'échelle internationale", a déclaré lors de cet événement Mohamed Marzak, Président de l'Université Cadi Ayyad.
"Les universités se doivent d’avoir les ressources nécessaires pour qu’elles soient compétitives dans un univers de mondialisation et d'une multiplicité de choix de formations," a dit Ahmed Akhchichine, Ministre de l’Education nationale. " L’université doit bénéficier du financement et des visions claires pour dépasser les problématiques internes et externes notamment en termes de rentabilité et de compétitivité."
Le Ministre a déclaré que ces objectifs seraient atteints à travers la qualification des enseignants chercheurs et la promotion de la recherche scientifique, sous les termes du plan d'urgence 2009-2012. Ce plan qui s’assigne la tâche de doubler, voire tripler, les effectifs des nouveaux inscrits dans les filières des sciences de l'ingénieur, de la technologie, du commerce, de la gestion et des sciences-techniques. Il vise également à doubler les taux d'insertion actuels des lauréats et à enclencher une nouvelle dynamique d'émulation par le biais de l'octroi de prix d'excellence aux étudiants.
A l'orgine des récents accords, un rapport de la Banque Mondiale en 2007 portant sur l'éducation dans le monde arabe, qui avait vivement critiqué le Maroc pour avoir échoué à mettre en oeuvre des réformes généralisées. Ce rapport avait cité un manque d'évaluation systématique des étudiants, une hausse alarmante du taux d'abandon scolaire, de trop petits budgets alloués aux écoles, et une incapacité montrée par les institutions éducatives à former les étudiants pour le marché du travail. A la suite de ces conclusions, le Roi Mohammed VI avait pressé son Gouvernement à créer un plan d'urgence en aide à l'éducation.
"Ce plan permettra aux universités d’avoir une vision claire au cours des quatre prochaines années en réalisant des projets, en diversifiant les branches pour les étudiants et en développant la recherche scientifique." dit Rehma Bourkia, Présidente de l’université Hassan II de Mohammedia.
En ce qui concerne la recherche scientifique, l'accent sera mis sur l'amélioration de la gouvernance et de la performance des structures de recherche à la faveur de l'accréditation en 2012 de 92 % des structures de recherche au sein des universités, contre 69 % en 2008.
Articles liésLoading "La nouvelle stratégie permettra une meilleure restructuration de la recherche scientifique ainsi qu’une meilleure intégration de la recherche dans la résolution des problèmes de développement du pays", dit Said Belkadihe, directeur du Centre National pour la Recherche Scientifique et Technique
Les étudiants saluent l’initiative et espèrent que les conventions seront mises en œuvre dans les plus brefs délais.
"Le plan d’urgence est censé améliorer la compétitivité des universités et lui redonner son éclat d’antan ", déclare Aicha M., étudiante en sciences politiques. "A l’heure actuelle, les étudiants recourent à l’université comme dernier choix après qu’ils aient tenté plusieurs options. Nous avons besoin de la revalorisation de la licence universitaire à travers cette réforme que nous attendons avec impatience."
" Les universités marocaines ont fortement besoin du soutien financier ", dit Hicham B., étudiant en biologie. "Souvent le matériel est défectueux, et les étudiants doivent se débrouiller pour compléter leur formation. On sent qu’il y a [maintenant] une volonté pour rehausser l’image de l’université marocaine. Tant mieux, car on a besoin de la valorisation de notre diplôme sur le marché du travail."
17 conventions ont été signées entre le gouvernement et les universités sous la présidence du Roi Mohammed VI pour la promotion des études universitaires, mardi 6 octobre. Dotés d'une enveloppe budgétaire de près de 12,6 milliards de DH, les contrats visent la mise à niveau et l'extension des infrastructures, l'augmentation de la capacité d'accueil des universités, le renouvellement des équipements et l'amélioration de l'offre de l'enseignement supérieur et la promotion de la recherche scientifique.
"Ces contrats engagent les universités à prendre les dispositions nécessaires en vue d'améliorer le rendement, promouvoir la qualité de l'enseignement et développer la recherche scientifique en vue de permettre à l'Université marocaine d'occuper la place qui lui échoit à l'échelle internationale", a déclaré lors de cet événement Mohamed Marzak, Président de l'Université Cadi Ayyad.
"Les universités se doivent d’avoir les ressources nécessaires pour qu’elles soient compétitives dans un univers de mondialisation et d'une multiplicité de choix de formations," a dit Ahmed Akhchichine, Ministre de l’Education nationale. " L’université doit bénéficier du financement et des visions claires pour dépasser les problématiques internes et externes notamment en termes de rentabilité et de compétitivité."
Le Ministre a déclaré que ces objectifs seraient atteints à travers la qualification des enseignants chercheurs et la promotion de la recherche scientifique, sous les termes du plan d'urgence 2009-2012. Ce plan qui s’assigne la tâche de doubler, voire tripler, les effectifs des nouveaux inscrits dans les filières des sciences de l'ingénieur, de la technologie, du commerce, de la gestion et des sciences-techniques. Il vise également à doubler les taux d'insertion actuels des lauréats et à enclencher une nouvelle dynamique d'émulation par le biais de l'octroi de prix d'excellence aux étudiants.
A l'orgine des récents accords, un rapport de la Banque Mondiale en 2007 portant sur l'éducation dans le monde arabe, qui avait vivement critiqué le Maroc pour avoir échoué à mettre en oeuvre des réformes généralisées. Ce rapport avait cité un manque d'évaluation systématique des étudiants, une hausse alarmante du taux d'abandon scolaire, de trop petits budgets alloués aux écoles, et une incapacité montrée par les institutions éducatives à former les étudiants pour le marché du travail. A la suite de ces conclusions, le Roi Mohammed VI avait pressé son Gouvernement à créer un plan d'urgence en aide à l'éducation.
"Ce plan permettra aux universités d’avoir une vision claire au cours des quatre prochaines années en réalisant des projets, en diversifiant les branches pour les étudiants et en développant la recherche scientifique." dit Rehma Bourkia, Présidente de l’université Hassan II de Mohammedia.
En ce qui concerne la recherche scientifique, l'accent sera mis sur l'amélioration de la gouvernance et de la performance des structures de recherche à la faveur de l'accréditation en 2012 de 92 % des structures de recherche au sein des universités, contre 69 % en 2008.
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"Le plan d’urgence est censé améliorer la compétitivité des universités et lui redonner son éclat d’antan ", déclare Aicha M., étudiante en sciences politiques. "A l’heure actuelle, les étudiants recourent à l’université comme dernier choix après qu’ils aient tenté plusieurs options. Nous avons besoin de la revalorisation de la licence universitaire à travers cette réforme que nous attendons avec impatience."
" Les universités marocaines ont fortement besoin du soutien financier ", dit Hicham B., étudiant en biologie. "Souvent le matériel est défectueux, et les étudiants doivent se débrouiller pour compléter leur formation. On sent qu’il y a [maintenant] une volonté pour rehausser l’image de l’université marocaine. Tant mieux, car on a besoin de la valorisation de notre diplôme sur le marché du travail."

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