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Le Maroc va financer la restructuration des Universités

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Le Gouvernement marocain donnera des ressources financières aux Universités afin de stimuler les réformes de l'enseignement supérieur, dans le cadre d'un plan d'urgence considérable sur l'éducation portant sur les années 2009-2012.

17 conventions ont été signées entre le gouvernement et les universités sous la présidence du Roi Mohammed VI pour la promotion des études universitaires, mardi 6 octobre. Dotés d'une enveloppe budgétaire de près de 12,6 milliards de DH, les contrats visent la mise à niveau et l'extension des infrastructures, l'augmentation de la capacité d'accueil des universités, le renouvellement des équipements et l'amélioration de l'offre de l'enseignement supérieur et la promotion de la recherche scientifique.

"Ces contrats engagent les universités à prendre les dispositions nécessaires en vue d'améliorer le rendement, promouvoir la qualité de l'enseignement et développer la recherche scientifique en vue de permettre à l'Université marocaine d'occuper la place qui lui échoit à l'échelle internationale", a déclaré lors de cet événement Mohamed Marzak, Président de l'Université Cadi Ayyad.

"Les universités se doivent d’avoir les ressources nécessaires pour qu’elles soient compétitives dans un univers de mondialisation et d'une multiplicité de choix de formations," a dit Ahmed Akhchichine, Ministre de l’Education nationale. " L’université doit bénéficier du financement et des visions claires pour dépasser les problématiques internes et externes notamment en termes de rentabilité et de compétitivité."

Le Ministre a déclaré que ces objectifs seraient atteints à travers la qualification des enseignants chercheurs et la promotion de la recherche scientifique, sous les termes du plan d'urgence 2009-2012. Ce plan qui s’assigne la tâche de doubler, voire tripler, les effectifs des nouveaux inscrits dans les filières des sciences de l'ingénieur, de la technologie, du commerce, de la gestion et des sciences-techniques. Il vise également à doubler les taux d'insertion actuels des lauréats et à enclencher une nouvelle dynamique d'émulation par le biais de l'octroi de prix d'excellence aux étudiants.

A l'orgine des récents accords, un rapport de la Banque Mondiale en 2007 portant sur l'éducation dans le monde arabe, qui avait vivement critiqué le Maroc pour avoir échoué à mettre en oeuvre des réformes généralisées. Ce rapport avait cité un manque d'évaluation systématique des étudiants, une hausse alarmante du taux d'abandon scolaire, de trop petits budgets alloués aux écoles, et une incapacité montrée par les institutions éducatives à former les étudiants pour le marché du travail. A la suite de ces conclusions, le Roi Mohammed VI avait pressé son Gouvernement à créer un plan d'urgence en aide à l'éducation.

"Ce plan permettra aux universités d’avoir une vision claire au cours des quatre prochaines années en réalisant des projets, en diversifiant les branches pour les étudiants et en développant la recherche scientifique." dit Rehma Bourkia, Présidente de l’université Hassan II de Mohammedia.

En ce qui concerne la recherche scientifique, l'accent sera mis sur l'amélioration de la gouvernance et de la performance des structures de recherche à la faveur de l'accréditation en 2012 de 92 % des structures de recherche au sein des universités, contre 69 % en 2008.

Articles liésLoading "La nouvelle stratégie permettra une meilleure restructuration de la recherche scientifique ainsi qu’une meilleure intégration de la recherche dans la résolution des problèmes de développement du pays", dit Said Belkadihe, directeur du Centre National pour la Recherche Scientifique et Technique

Les étudiants saluent l’initiative et espèrent que les conventions seront mises en œuvre dans les plus brefs délais.

"Le plan d’urgence est censé améliorer la compétitivité des universités et lui redonner son éclat d’antan ", déclare Aicha M., étudiante en sciences politiques. "A l’heure actuelle, les étudiants recourent à l’université comme dernier choix après qu’ils aient tenté plusieurs options. Nous avons besoin de la revalorisation de la licence universitaire à travers cette réforme que nous attendons avec impatience."

" Les universités marocaines ont fortement besoin du soutien financier ", dit Hicham B., étudiant en biologie. "Souvent le matériel est défectueux, et les étudiants doivent se débrouiller pour compléter leur formation. On sent qu’il y a [maintenant] une volonté pour rehausser l’image de l’université marocaine. Tant mieux, car on a besoin de la valorisation de notre diplôme sur le marché du travail."

Universités - La France s'ouvre à l'autonomie universitaire

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Les dirigeants québécois refusent toute mainmise par Québec sous prétexte de bonne gouvernance

Pendant que les universités québécoises se débattent dans les affres du sous-financement et disent subir les contrecoups des mésaventures financières de l'UQAM, les universités françaises tentent de se mettre au diapason de la loi sur l'autonomie des universités, au grand dam des étudiants et des enseignants chercheurs. Au coeur de ses épreuves revient l'inévitable question de la gouvernance. Un sujet décortiqué par les dirigeants des établissements universitaires québécois, canadiens et rhônalpins à Lyon.

Les dirigeants des universités et des grandes écoles de la région Rhône-Alpes et les recteurs et principaux des universités du Québec et du Canada ont échangé sur la gouvernance lors de leur matinée de réflexion annuelle.

Le sujet a été choisi au hasard, nous assure Michel Patry, directeur de HEC Montréal. Une drôle de coïncidence tout de même quand on sait que les universités de la Belle Province comme celles de l'Hexagone cherchent à améliorer leurs modèles de gouvernance dont les failles sont pointées de toutes parts.

Examen de conscience

Au Québec, le monde universitaire traverse des heures troubles. La dérive immobilière de l'Université du Québec à Montréal a jeté un discrédit sur l'ensemble des établissements d'études supérieures. À la fin du mois de septembre, le recteur de l'université Concordia, Claude Lajeunesse, a démissionné trois ans avant la fin de son mandat. Le manque de confiance en son leadership aurait provoqué sa chute, entend-on dans les coulisses. Après une crise de plusieurs mois, le principal de l'université Bishop's, Robert Poupart, a quitté ses fonctions de manière précipitée le 23 novembre, alors que ses appuis au sein du campus de Lennoxville se réduisaient comme peau de chagrin. Le dirigeant a fait l'objet de trois votes de non-confiance depuis son arrivée en 2004.

Pour couronner le tout, le gouvernement provincial s'acharne à vouloir mettre la bride au cou des universités quant à la gouvernance des grands projets. Même après l'abandon du projet de loi 32 à cet effet, Québec souhaite intégrer l'essentiel de cette initiative dans une politique-cadre.

Décidément, il ne fait pas bon être dirigeant universitaire par les temps qui courent. «C'est le symptôme d'une situation systémique, juge Michel Patry. La pression est très grande: on nous demande d'être compétitif, d'afficher une bonne gouvernance, de nous préoccuper du développement durable et de l'équité salariale, alors que nous sommes sous-financés, que la compétition internationale s'intensifie chaque jour et que nous n'avons aucun contrôle sur les subventions et les droits de scolarité. Bref, nous n'avons aucune place pour manoeuvrer.»

«Nos revenus sont tributaires d'une économie locale et nos dépenses sont associées à une économie internationale, renchérit Luc Vinet, recteur de l'Université de Montréal (UdeM). C'est une tension impossible.»

Les dirigeants reconnaissent cependant que ces contraintes ne les empêchent pas d'examiner leur gouvernance, comme le préconise le rapport du Groupe de travail sur la gouvernance des universités du Québec publié en septembre. «Il y a trois ingrédients qui favorisent le développement d'une université: le talent, les ressources et la bonne gouvernance, rappelle M. Vinet. S'il en manque un, on ne peut fonctionner. L'UdeM respecte les différentes recommandations du rapport, mais je pense qu'il faut aller plus loin et informer le public sur notre gestion et notre gouvernance, afin de redorer notre blason qui a été indûment terni.» À cet égard, l'UdeM a tenté de faire preuve de la plus grande transparence dans la vente du couvent du Mont-Royal. Acquis par l'établissement en 2003, l'immeuble aurait exigé des travaux de restauration de 130 millions de dollars. «On gère largement des fonds publics et il faut être très clair sur les gestes que l'on pose. On a convenu que le bâtiment n'était pas adapté aux besoins de l'université. On s'en départit donc», explique le recteur.

Les responsables universitaires craignent toutefois que les intentions du gouvernement mettent à mal l'autonomie des universités qui, selon eux, est indissociable d'une bonne gouvernance. «On est prêt à être beaucoup plus imputable sur l'utilisation de notre argent, mais l'imputabilité va de pair avec l'autonomie, affirme Christophe Guy, directeur de l'École polytechnique. Si la future politique-cadre sur la gouvernance des grands projets nous oblige systématiquement à avoir l'autorisation du gouvernement, cela affaiblit notre autonomie et, conséquemment, notre imputabilité. C'est une position plutôt contradictoire.»

Une loi contestée

Pendant que le Québec semble reculer sur la question de l'autonomie des établissements universitaires, la France, elle, fait un pas en avant. Le 10 août dernier, l'Assemblée nationale et le Sénat français ont adopté la Loi relative aux libertés et responsabilités des universités. Portée par la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, la nouvelle législation donne une certaine latitude aux établissements dont la gestion est fortement centralisée.

Elle prévoit que les universités acquièrent d'ici cinq ans une autonomie budgétaire. La gouvernance est modifiée: le conseil d'administration est resserré — il passe de 60 à une vingtaine de membres — et inclut davantage de personnalités extérieures. La loi renforce aussi les pouvoirs du président d'université, qui pourra effectuer deux mandats et dispose notamment d'un droit de veto sur le recrutement des personnels et des enseignants. Elle permet par ailleurs le recours aux fonds privés, notamment grâce à la création de fondations, et offre la possibilité aux universités de devenir propriétaires de leurs biens immobiliers.

L'adoption très rapide de la loi Pécresse a été motivée par la dégringolade des universités françaises dans les classements internationaux, les dépôts de brevets et les progrès en recherche. En dépit de la contestation des étudiants et des enseignants chercheurs qui s'inquiètent de l'entrée des intérêts privés dans leurs universités et du pouvoir excessif des présidents, la loi est là pour rester. «L'ensemble des présidents d'université, quelle que soit leur couleur politique, soutiennent cette loi, déclare Olivier Faron, directeur de l'École normale supérieure Lettres et Sciences humaines de Lyon. Environ 90 % de l'échiquier politique français défend cette loi. Même l'Union nationale des étudiants de France s'y rallie. C'est une avancée absolument nécessaire. Sans ça, nous serons particulièrement désarmés par la concurrence internationale.»

M. Faron affirme cependant comprendre l'agitation suscitée par la loi. «Les étudiants réagissent — et c'est tout à fait logique — en fonction d'un certain nombre de peurs sociales par rapport au chômage et au délabrement des campus. Ils doivent toutefois essayer de se projeter dans ce que nous voulons leur proposer et sortir d'un contexte où d'autres organisations leur suggèrent des modèles un peu surannés.»

Comparaison France-Québec

Malgré l'histoire malheureuse de l'UQAM, Michel Patry estime que «la performance de la gouvernance du réseau universitaire à long terme est bonne», alors qu'il s'y gère entre quatre et cinq milliards de dollars chaque année. «Quand on se compare à la France, nous avons plutôt un bon historique, dit-il. Je crois que personne ne voudrait qu'on se rapproche du système français, où même les professeurs sont nommés par l'État. C'est inouï!»

Notre modèle «managérial» semble d'ailleurs inspirer Olivier Faron. «Vous avez des conseils d'administration très réactifs et resserrés, chose vers laquelle on tend. L'idée est d'arriver à un système comme le vôtre avec des gens pleinement responsables.»

La loi Pécresse pourra-t-elle donner corps à une telle ambition? Si l'on en croit M. Faron, cela ne suffira pas. «On nous offre une autonomie sous tutelle, qui ne nous donnera pas le pouvoir d'un président d'une université du Canada. Par exemple, nous n'avons pas la possibilité de moduler les droits d'inscription — qui sont bien inférieurs aux vôtres — et la ministre s'est engagée à ne pas y toucher. Si cette situation perdure, on risque de ne jamais vraiment passer à la vitesse supérieure.»

Le classement des universités en france

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Depuis l’électrochoc du classement de Shanghai, la question des classements d’universités n’est certes plus taboue, mais la publication coup sur coup de « la notation des écoles doctorales » et du « classement des universités selon leur investissement dans la recherche » par le ministère de l'Enseignement supérieur a de quoi surprendre. Ces classements tendent à accréditer l’idée qu’il y a, en France, des universités de rang international et des universités beaucoup plus modestes.



Le dogme selon lequel on ne peut hiérarchiser les universités en France est en train de se fissurer sous les coups de boutoir que lui assène…le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Dans un rapport sur « l’enseignement supérieur en France » (1), publié discrètement le mois dernier, le ministère alors dirigé par François Goulard s’est ainsi appuyé sur la classification de la fondation américaine Carnegie (2) pour distinguer, en France, les «universités intensives en recherche», des « universités moyennes » et des « universités de proximité ». Cette dernière catégorie regroupant les établissements les plus modestes. Les auteurs du rapport soulignent que ces « universités de proximité », qui accueillent 20% des étudiants, jouent un rôle clé dans la démocratisation de l’enseignement supérieur.

Il est vrai que le classement ne porte que sur les moyens de la recherche et qu’il ne remet pas en cause l’égale valeur des diplômes délivrés par ces établissements. On se doute toutefois que les universités les plus puissantes dans un domaine sont rarement les plus faibles dans un autre. Au plan international, les universités qui ont les politiques de recherche les plus intenses sont généralement celles qui délivrent les diplômes les plus réputés: c’est notamment le cas au Royaume-Uni pour les universités regroupées au sein du Russell Group (3).


Les dix premiers
Afin d’établir leur classement, les auteurs du rapport sur «L’enseignement supérieur en France» ont comparé les moyens d’universités regroupées en PRES (Pôles de recherche et d’enseignement supérieur) et d’universités encore isolées, ce qui fausse la hiérarchie en faveur des premières. Les dix premiers établissements français sont donc essentiellement des PRES, tandis que les derniers sont des universités isolées. Il y a clairement une prime aux grands établissements.

Statut Etablissements Effectifs étudiants

Alliance Paris Universitas Dauphine, Paris II Panthéon-Assas, Paris III Sorbonne Nouvelle, Paris VI Pierre et Marie Curie 72 000

PRES Paris Centre Universités Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Paris 5 René-Descartes et Paris 7 Denis-Diderot 94 000

PRES Université de Toulouse Toulouse 60 000

PRES (en devenir) Grenoble 42 000

PRES Université de Lyon Lyon 75 000

PRES Aix-Marseille Université Marseille 65 000

PRES (en devenir) Montpellier 48 000

PRES Université de Bordeaux Bordeaux 53 000

PRES (en devenir ) Strasbourg 40 000

Université Paris 11 Université Paris-Sud 11 26 000




Les cinq derniers
Université Effectifs étudiants

Université du Havre 6000

Université de La Rochelle 7000

Université de Bretagne Sud 7000

Université de Corse 3400

Université de Nîmes 4000




NB :
Lire également à ce sujet : Le classement des écoles doctorales

(1) Rapport sur « l’enseignement supérieur en France » rédigé sous la direction de François Goulard, alors ministre en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et publié en mai 2007.
(2) http://www.carnegiefoundation.org/classifications
(3) lire l’article « Les universités d’élite en Europe » (€), dans le dossier « Quelle carte universitaire pour la France ? » (€).

L'AFOCSC se réjouit de jugement sur les écoles anglaises au Québec

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Si le gouvernement québécois se dit déçu et même «choqué» du jugement du 22 octobre de la Cour suprême du Canada entrouvrant la porte des écoles publiques anglaises à tout venant, l’Association franco-ontarienne des conseils scolaires catholiques (AFOCSC) se réjouit, elle, de la décision qui confirmerait la légitimité de ses comités d'admission.

L’AFOCSC s’était présentée à titre d’intervenante dans l’affaire Québec c. Nguyen lancée par 25 plaignants, presque tous des immigrants qui envoyaient leurs enfants pendant quelques mois à l'école anglaise privée afin de les faire passer pour des «ayant droits» à l'école publique anglaise québécoise. Le stratagème était contesté par le gouvernement, qui dispose encore de la «clause nonobstant» pour imposer cette disposition de la Loi 101.

L'AFOCSC estimait que cette cause soulevait des questions d’importance nationale par rapport aux droits garantis en vertu de l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés à l’instruction dans la langue de la minorité, et plus précisément par rapport à l’accès aux écoles et aux pouvoirs de gestion des conseils scolaires.

Protection des minorités

Selon elle, la Cour suprême du Canada a confirmé que «les droits doivent être interprétés de façon large et libérale, en fonction de leur objet, soit la protection et la promotion des communautés de langue officielle».

La Cour a d'ailleurs qualifié l'article 23 d'«instrument de réalisation de l'égalité» entre les groupes linguistiques du pays.

En ce qui a trait à l’existence de comités d’admission pour les écoles de langue française de l'Ontario, la Cour suprême du Canada a précisé que l'accès aux écoles de la minorité par des enfants de parents n'ayant pas des droits sous le paragraphe 23(1) de la Charte canadienne des droits et libertés doit être déterminé à l'aide d'une analyse qualitative.

«Cette décision vient confirmer l’autonomie de gouvernance de nos conseils scolaires et reconnaît la pertinence des comités d’admission», déclare l'AFOCSC par voie de communiqué.

L'Association franco-ontarienne soutient également que la Cour a défini généreusement les communautés de langue officielle, de façon à tenir compte de l'immigration francophone. Les néo-Canadiens qui parlent français et qui veulent que leurs enfants reçoivent leur instruction en français peuvent donc réaliser cet objectif.

Défense du français

Au Québec, on voit cette décision par l'autre bout de la lorgnette. Le gouvernement du Québec, aiguillonné par l'opposition péquiste, a l'intention de boucher les trous dans sa loi. Il dispose d'un an pour le faire.

Le gouvernement péquiste de Bernard Landry avait interdit en 2002 les transferts des écoles privées «passerelles» aux écoles publiques anglophones, mais la Cour suprême affirme que l'application sans nuance de la loi viole l'article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés.

La loi précise que l'enfant doit avoir fait «la majeure partie» de son cheminement scolaire en anglais pour acquérir le droit de passer à l'école publique. Apparemment, les autorités scolaires québécoises qui interdisaient les transferts ne tenaient pas compte du temps passé par un enfant dans une école privée.

Les défenseurs de la langue et de la culture française reconnaisssent que quelques milliers d'élèves seulement iraient à l'école privée anglaise pour faire le saut dans le système public, mais ils craignent que ce nombre augmente si rien n'est fait.

Weavlink, un réseau social pour les grandes écoles françaises

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A l'heure où les réseaux sociaux et les plateformes dédiées fleurissent à tous les coins de rue, un nouvel acteur vient de faire son apparition en France : Weavlink, édité par la société du même nom, est un réseau social orienté grandes écoles. « Au sein des réseaux sociaux, manquait la dimension "annuaire", note Jean Mariotte, co-fondateur de la plateforme. C'est dans cette optique que le projet Weavlink est né : permettre la mise en relation entre les élèves, les anciens élèves et les recruteurs et mettre ainsi le relationnel au coeur du processus de recrutement.»

Weavlink permet ainsi de développer un réseau au gré de ses rencontres, le socle de base restant l'école d'origine. L'outil va au delà de sa fonction d'annuaire en ligne, en proposant un service de mise en relation entre les élèves, anciens élèves et les recruteurs pour trouver de nouvelles opportunités professionnelles, décrocher un emploi, et également parrainer ou se faire parrainer.

L'objectif est de permettre aux recruteurs de percevoir qui est réellement le candidat, en donnant également à ce dernier la possibilité de connaître la réalité professionnelle qui se cache derrière
la description d'une offre. Ainsi, Weavlink offre la possibilité de publier ou de consulter des profils « enrichis » (élèves, anciens élèves, recruteurs, professeurs), d'accéder aux offres sur l'espace emploi, de joindre des vidéos de présentation (profils, activités, offres) et de partager des carnets d'adresses.

Mis en place à l'Ensam (Ecole nationale supérieure des arts et métiers), Weavlink devrait équiper les communautés de Supelec, de Telecom INT, et de l'ESC Toulouse, d'ici au mois de décembre. Objectif d'ici un an : mettre en place les communautés des plus grandes écoles de commerce et d'ingénieurs de France.

Ecoles françaises en Italie

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Ecole franco-italienne à Florence
L'établissement propose l'enseignement de la Moyenne section à la 3ème.
L'établissement est équipé d'une cantine.
Les frais de scolarité vont de 3657 à 5152 euros.

Adresse: via Gioberti, 67
50121 Florence

Téléphone: + (39) 05 56 77 110
Fax: + (39) 05 56 23 57 49
Site web: www.ecole.florence.free.fr

Lycée Stendhal à Milan
L'établissement propose l'enseignement de la Petite section à la Terminale.
L'établissement est équipé d'une cantine.
Les frais de scolarité vont de 3125 à 4394 euros.

Adresse: via Laveno, 12
20148 Milan

Téléphone: + (39) 02 48 79 61
Fax: + (39) 02 48 70 05 66
Site web: www.lsmi.it

Ecole Alexandre-Dumas de Naples
L'établissement propose l'enseignement de la Moyenne section à la 4ème.
Les frais de scolarité vont de 3305 à 3629 euros.

Adresse: Via Francesco Crispi no.86
80121 Naples

Téléphone: + (39) 08 16 60 169
Fax: + (39) 08 16 80 532
Site web: www.efn-dumas.it

Institut Saint-Dominique à Rome
L'établissement propose l'enseignement de la Petite section à la Terminale.
L'établissement est équipé d'une cantine.
L'établissement est pourvu d'un pensionnat.
Les frais de scolarité vont de 4450 à 5800 euros.

Adresse: via Lgino Lega 5
00189 Rome

Téléphone: + (39) 06 30 31 08 17
Fax: + (39) 06 30 31 13 33
Site web: www.institutsaintdominique.it

Lycée Chateaubriand à Rome
L'établissement propose l'enseignement de la Petite section à la Terminale.
L'établissement est équipé d'une cantine.
Les frais de scolarité vont de 3459 à 4074 euros.

Adresse: via di Villa Patrizi, 9
00161 Rome

Téléphone: + (39) 06 44 16 041
Fax: + (39) 06 44 02 654
Site web: www.lycee-chateaubriand.eu

Lycée française Jean-Giono à Turin
L'établissement propose l'enseignement de la Petite section à la Terminale.
L'établissement est équipé d'une cantine.
Les frais de scolarité vont de 3150 à 4500 euros.

Adresse: Viale Thovez, 11
10131 Turin

Téléphone: + (39) 011 660 29 55
Fax: + (39) 011 660 00 26
Site web: www.lyceegionoturin.it

Les grandes écoles françaises sont-elles trop élitistes ?

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Attachée à la tradition des grandes écoles, la France est pourtant confrontée à la discrimination sociale qui règne dans ces filières d'excellence. Avec ou sans quotas de boursiers, comment en démocratiser l'accès ?
Par Guillaume LOIRET (texte)

Le système français de recrutement des élites est-il trop… élitiste ? La ministre de l’Education nationale, Valérie Pécresse, aimerait que les grandes écoles intègrent 30 % d’élèves titulaires de bourses de l’enseignement, mais les grandes écoles s'insurgent et craignent que les quotas ne fassent chuter leur cote...
Alors que les grandes écoles campent sur leur position et que peu de solutions à la démocratisation de l’accès aux filières élitistes sont examinées, comment la France peut-elle trouver l’inspiration, voire un remède, dans les systèmes éducatifs étrangers ?

Une tradition française
On classe généralement parmi les grandes écoles les écoles d’ingénieur, de commerce, et les écoles spécialisées. Plus de 200 établissements sont rassemblés dans la Conférence des grandes écoles (CGE) mais on réserve en général ce terme à une vingtaine d’établissements supérieurs. Certaines remontent à plus de deux siècles (les Ponts et Chaussées en 1747, Polytechnique et l'École normale supérieure en 1794), tandis que les écoles de commerce sont plus récentes (l'ESC Paris en 1820, l'Edhec et HEC au début du XXe siècle).
Ces filières d’excellence restent une spécificité du système éducatif français, caractérisées par un recrutement sur concours, souvent à l’issue d’une classe préparatoire, et une forte homogénéité sociale. Sur les 2 200 000 étudiants français, 14 % étudient en classe préparatoire ou en grande école.

Un modèle français ?
Vu de l’étranger, le débat est obtu. D’une part parce que cette culture des grandes écoles est très franco-française et difficilement perceptible par l’extérieur, selon Brigitte Darchy-Koechlin. Cette doctorante et chargée de conférence à Sciences-Po Paris examine l’intégration des étudiants étrangers dans ce "modèle français de l’excellence", une intégration peu aisée car "la question de la méritocratie reste difficile à comprendre pour les étudiants étrangers des grandes écoles françaises". Sans compter les motifs socio-culturels, qui le rendent plus difficile à intégrer pour des étudiants américains que pour leurs congénères chinois. Mais ces étudiants étrangers perçoivent bien le problème majeur des grandes écoles françaises : le tissu social y est extrêmement homogène, presque figé, et "l’ouverture sociale pratiquée n’est finalement qu’une légitimation, une consolidation du système".
Des défauts qui ne sont pas imputables qu’au système éducatif français : au Royaume-Uni, les prestigieuses universités d’Oxford et de Cambridge apparaissent elles aussi comme de grandes écoles, marquées par un élitisme social et intellectuel, et peinant à pratiquer l’ouverture. Produit de cette excellence à la française (classe préparatoire littéraire puis études à Sciences Po), David Todd est un jeune enseignant-chercheur plongé dans le système britannique depuis plusieurs années. Selon lui, "Oxbridge" (contraction couramment utilisée pour désigner les deux grandes universités) a développé plusieurs outils pour élargir l’accès aux filières d’excellence.
Le système "Access" cible certaines populations (handicapés, étudiants d’origine étrangère) mais son succès reste relatif. Par contre, les conditions d’admission éliminent le concours, tradition française considérée comme discriminatoire, lui préférant l’accès sur dossier et entretien individuel qui laisse plus de chance, estiment les analystes, aux étudiants issus de milieux modestes. Enfin, les deux grandes universités britanniques ont aussi l’obligation (informelle) d’intégrer au moins 50 % d’étudiants issus des "state schools", les lycées publics. Chaque année, la publication de ces statistiques provoque un vif débat public en Grande-Bretagne, attachée comme la France à ses grandes écoles mais aussi à leur ouverture sociale.
Toutefois, si les frais de scolarité n’y sont pas exorbitants (entre 3 000 et 5 000 livres sterling soit entre 3 300 et 5 500 euros), le Royaume-Uni privilégie un système de prêts d’Etat à taux zéro plutôt que des bourses, créant des diplômés déjà endettés…

Aux États-Unis, 70% de boursiers
Directeur de recherches au CNRS et observateur aguerri du système américain, Patrick Weil trouve d'autres solutions outre-atlantique. "On pourrait comme là-bas réfléchir à la suppression des frais d'inscription, ou plus modestement des frais liés aux concours" affirme le sociologue. Une mesure déjà appliquée par HEC et partiellement reprise par Valérie Pécresse, qui demandait jeudi 7 janvier sur l’antenne de RTL la gratuité des concours d’entrée aux grandes écoles pour les étudiants boursiers.
Aux Etats-Unis, dont le système éducatif fédéral et autonome peut difficilement être comparé à celui de l’Hexagone, certaines universités ont opté pour la gratuité des études. Depuis février 2008, la Brown University - à Providence, Rhode Island - propose ainsi un enseignement gratuit pour les élèves dont les parents gagnent moins de 60 000 dollars par an (environ 41 600 euros). Il faut dire que la Brown University est à l’image des grandes universités américaines : une année d’études y coûte environ 40 000 dollars (27 800 euros), sans compter le campus et les frais annexes… Ce qui explique que près de 70 % des étudiants des plus grandes universités (celles de l’Ivy League, regroupement des huit universités les plus prestigieuses du pays : Yale, Columbia, Harvard, Princeton…) sont boursiers. Pour autant, elles restent majoritairement composées d'étudiants issus de milieux blancs et favorisés.
Dans un ouvrage issu d’une étude menée en 2005 dans les universités du Texas et de Californie, "La République et sa diversité", le sociologue a été frappé par "un système de recrutement qui permet à environ 10 % des meilleurs lycéens d’intégrer automatiquement la meilleure université de l’État". Un système au mérite, clair et accessible, qui a permis de faire entrer beaucoup d’étudiants issus de milieux modestes, défend le sociologue, qui aimerait le voir appliqué en France aux grandes écoles sans pour autant supprimer le système boursier. L’idée a été louée par Jacques Chirac et François Bayrou, reprise dans les programmes de Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal en 2007… "Mais rien n’a encore bougé."